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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 14:05

 Partis de Fernando de Norhona le jeudi 4 octobre à 10h, notre arrivée sur Recife s’opère le samedi 6 à 8h du matin. Quelques moments sur Internet, un plongeon dans la piscine, des formalités de police, un réapprovisionnement chez «Extra » -à prononcer «Ichtra »- un cordial déjeuner très local et les deux trios se séparent avec regret : Arielle, Anne-Sophie et Pierre André vont visiter la belle Olinda avant de prendre les airs et de  poursuivre leur découverte de la capitale bahianaise de leur très sympathique hôtel « Café Bahia » - à recommander chaleureusement à qui veut séjourner dans cette jolie ville- tandis que le team Alioth reprend la mer pour mener le bateau à Salvador.

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                                                Anne-Sophie dans la piscine de la marina

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                                                      L'hôtel "Café-Bahia" à Salvador

A bord d’Alioth,  un départ et une troisième nuit un peu agités encadreront des journées de navigation délicieuses telles qu’on les aime sous les Tropiques. Les Brothers se dépassent tout particulièrement lors de la journée de lundi puisqu’à la sortie de four de la toute nouvelle édition du très apprécié gâteau au chocolat de Dominique se joue la sortie de l’eau d’une somptueuse daurade coryphène habilement pourchassée par Luc.  La bête d’une bonne dizaine de kilos est bien décidée à retourner dans son milieu naturel et c’est à un véritable  corps à corps auquel nous assistons sur la plage arrière : tel un rugbyman averti, Luc réussit un magnifique placage qui, faute d’épargner son tee-shirt, nous évite la perte d’une si belle et rare prise.  Dîner de gala dans le cockpit avec l’immense regret de n’être plus que trois à profiter de ce savoureux moment…

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                                                            "La" daurade coryphène

Voici Alioth revenu au Terminal Nautico de Salvador le mardi matin où nous retrouvons Arielle pour un réconfortant petit déjeuner au Bahia Café. Après les plaisirs de la course nous attendent les contraintes des travaux et de l’entretien. Les Brothers réparent le pilote automatique, rebranchent la girouette électronique, résolvent  les fuites d’eau… entre autres. Du côté de notre interlocuteur Marcello, les avancées sont moins spectaculaires : la sortie de l’eau prévue le mardi 5 octobre est repoussée de jour en jour, voire de demi-journée en demi-journée pour être finalement, et en principe, effective le 11 octobre. Le « sûr demain peut-être »  sénégalais semble lui aussi avoir traversé l’Atlantique… Las d’attendre une hypothétique sortie annoncée pour le vendredi après-midi, nous décidons de profiter de notre dernier week-end  avec Arielle qui reprend l’avion dimanche 10 octobre au soir, pour faire une petite virée dans la très grande baie de Tous les Saints.

Charme d’une première halte à l’île d’Itaparica où s’impose par ailleurs un petit salut à Christina et José Zaccharias qui avaient, en 2003,  merveilleusement accueillis  à leur domicile la délégation de la Transat Jacques Vabre.  Puis mouillage aux abords de l’ile de Matarandiba, où les plaisirs des baignades se conjuguent à l’agrément des douches dans les cascades.

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                                                             Plage à Matarandiba

Si quelques riches vedettes font la traversée depuis Salvador et si les jet-skis, frères jumeaux  de leurs homologues havrais, s’agglutinent bruyamment le samedi matin,  les voiliers sont nombreux à sillonner la baie et la régate du week-end fait agréablement partie des traditions nautiques brésiliennes. Quant aux bateaux à passagers ils sont légion à assurer le trafic entre Bahia et les îles et la cohue de leur retour, à quelques encablures de notre ponton, nous assure à bord d’Alioth une soirée dominicale passablement bruyante et chahutée.

Elisabeth nous rejoint à bord le dimanche soir et dès le lundi matin nous rejoignons la Bahia Marina, la seule dans le secteur à disposer des équipements nécessaires à la sortie de l’eau de notre « barco ».  La manœuvre se fait sans trop de difficulté et les travaux de nettoyage sont entrepris dès le bateau mis à terre. L’examen de la coque ne révèle pas de mauvaise surprise mais l’anode totalement dévastée de l'hélice nous indique qu’il y avait urgence à s'intéresser aux dessous de notre cher Alioth. 

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                                                                     Mise à sec

Alors que nous nous apprêtons à mettre la main à la tâche pour aider son équipe, Marcello nous invite à déjeuner et c’est à une somptueuse et inattendue réception à caractère familial à laquelle nous nous trouvons conviés par Marcello et son épouse Fernanda d’une part mais aussi par Maria Adair, la mère de Marcelo, Murilo Brocchini, son frère et Mohena Brocchini, sa sœur qui vivent tous trois dans une superbe maison de Bahia. Maria - qui exposait à Rueil-Malmaison en septembre dernier- est artiste et la décoration de sa maison est exceptionnelle : des tableaux qui ornent les murs aux meubles peints, des objets de décoration à la vaisselle en passant par les  vitres gravées par sablage, tout est signé Maria Adair dans ce merveilleux domicile dont le niveau inférieur fait office d’atelier. Géométrie et couleur marquent avec bonheur son expression artistique et en écho à ce lieu enchanteur, Murilo, chef de premier ordre, nous offre,  un déjeuner d’un niveau gastronomique éblouissant.

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                                                                                   Déjeuner chez Maria Adair

Pendant ce temps la campagne électorale bat son plein pour le deuxième tour des présidentielles qui aura lieu le 31 octobre. Si la candidate du Parti des Travailleurs, Dilma Rousseff reste la favorite, la représentante des Verts, Marina Silva a fait un score inattendu et du jeu des alliances dépendra  le  succès final : dans un pays où trente partis politiques s’arrachent les voix des citoyennes et citoyens, la lisibilité est faible pour les piètres lusophones que nous sommes.

Dès nos travaux finis, nous envisageons de poursuivre notre petit tour de la Baie, notamment du côté du Rio Paraguaçu, avant de débuter notre descente vers le sud.

Photos : les photos correspondants à cet article figurent dans l'album "AS 1 - Refeno"

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 13:14

 

33h 22’, c’est le temps qu’il nous faudra pour joindre la ligne de départ à la ligne d’arrivée de la course Recife-Fernando de Noronha.

La  Marine Nationale chargée de l’inspection de sécurité joue la guerre du zèle jusqu’au dernier moment en soumettant notre autorisation de départ  à la présence à bord d’une « buzina gas » -soit un système d’alarme sonore à gaz- trouvée  tardivement le vendredi soir… au fin fond d’une boutique de carnaval d’un quartier de commerces de bazar.  Seul un dernier  contrôle effectué le samedi 25 à 10h nous donne le précieux Sésame. La coque bardée des auto-collants des  élégants sponsors de la course -Heineken et Petrobras-, les instructions de course approximativement décryptées,  les derniers préparatifs et travaux bouclés, nous sommes en mesure de nous présenter décemment sur la ligne.

Nous progressons peu à peu en langue portugaise : ‘bombordo’ et ‘boreste’ n’ont à ce titre plus de secret pour nous, de même que les inévitables ‘linha de partida’ ou ‘linha de chegada’ qui encadrent notre parcours. Pour la petite histoire, ‘bombordo’, le bâbord Portugais, s’entend de la bonne amure ou du ‘bon bord’ des Portugais portés par les alizés.

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Le départ s’effectue entre la longue digue extérieure de Recife et le quai de la ville portuaire. Devant une grande tribune où les bateaux sont présentés au public, il est cadencé en cinq séquences de 20mn correspondant aux cinq groupes  de bateaux.  Alioth, membre du troisième groupe, prend, sous la houlette du ‘Comandante Dominique’, son départ à 15h40 en compagnie d’une bonne vingtaine de concurrents. En fait de régate, l’ambiance est plutôt au rallye et la trajectoire d’environ  300milles est directe entre la bouée nord de Recife et la ligne d’arrivée fixée au nord de l’archipel de Fernando de Noronha. Sans système de temps compensé, notre série ‘ouverte’ donnera d’évidence l’avantage au bateau le plus puissant.  

Les conditions météo sont bonnes. Vent d’est/ sud-est de 20 à 25 nœuds. Alioth, sous grand voile haute et solent, file  entre travers et bon plein, à une allure soutenue. Malgré l’absence de girouette électronique, de ballasts et de pilote électronique, Alioth atteint sa plus belle performance, soit une distance de 212 milles en 24h. Quant au record de vitesse de notre course, soit 10, 72 nœuds, nous le devons au fin coup de barre de Pierre-André.

A bord, si la position allongée a encore ses adeptes, les maux de mer s’estompent, signe que l’équipage s’amarine.

Nous arrivons à 01h02 le lundi matin et trouvons aisément une place dans un mouillage encore peu fréquenté. Nous saurons le lendemain qu’Alioth se positionne en 9ème place du classement général  et en 2ème de son groupe, derrière ‘Sea Dragon’, un impressionnant bateau de 22m qui, au sein d’un équipage très internationalement chaleureux, héberge Sarah (rouennaise) et son mari François-Xavier (caennais) que nous devrions avoir le plaisir de retrouver dans quelques semaines à Rio. Avantage collatéral, la régate nous a permis  de nouer également de très sympathiques  échanges et contacts avec l’équipage argentin d’’Amigo’, et avec Philippe, le très serviable Brésilien de ‘Kalymeira’, avec lesquels nous nous sommes promis une rencontre lors de notre descente vers le sud.

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Nous passons trois journées très ensoleillées, sur la seule île habitée de l’archipel qui compte un total de 21 îles ou îlots : plages et baignades paradisiaques, promenades pédestres et exploration du charmant petit village de Remedios. L’archipel, sommet d’une montagne siégeant à 4000m de profondeur, est un haut lieu de reproduction des tortues, des dauphins et des cétacées et la vie y est à ce titre très réglementée. A plusieurs reprises, tortues placides et dauphins voltigeurs nous feront, au mouillage, le plaisir de leur visite animée. Les baignades dans les rouleaux de l’Atlantique ou la découverte des fonds sous-marins en masque et tuba nous vaudront également d’intenses et mémorables moments. Poursuivi par deux raies, sans doute irrésistiblement fascinées par les alléchantes étoiles  de mer de son splendide maillot de bain, Pierre-André s’offrira une petite séquence émotion en clôture de son séjour sur l’île.

 

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Du côté de la grande histoire, l’archipel, découvert en 1492 par les Espagnols,  revint au Portugal dufait des dispositions du traité de Tordesillas (1494) et en 1504 le roi Dom Manoel l’offrit à son ami Fernando de Noronha qui, négligence de nanti, porta si peu d’intérêt à ce joyau maritime qu’il finit par en oublier jusqu’à l’existence. Revenu ultérieurement dans le giron du Brésil, l’archipel fut, en 1989, rattaché à l’état de Pernambouc. Au cours de son histoire, il fut fortement défendu ce dont attestent plusieurs vestiges situés aux points stratégiques de l’île. En 1932, il se fit centre de détention pour les prisonniers, essentiellement politiques, avant de servir de base aux Américains lors de la seconde guerre mondiale.  De manière plus anecdotique, il fut utilisé à partir de 1927, par la Compagnie Générale Aéropostale qui en fit une base d’assistance aux avions chargés des lignes France-Brésil. La base est devenue ‘Espace Culturel Air France’ et plusieurs artistes s’y expriment en travaillant différents matériaux de récupération, notamment l’aluminium.   On ose espérer que  les cadavres des 6000 cannettes de bière de la remise des prix ont fait l’objet à son profit d’une  dotation exceptionnelle. 

Nos co-équipiers,  Anne-Sophie et Pierre-André, dans la joie et la bonne humeur, manifestent une résistance à toute épreuve aux nombreuses petites galères du bord. Pour n’en citer que quelques unes : le mal de mer, un moteur qui fait des siennes, une cuisinière en grève perlée de quatre jours ou des questions logistiques un peu complexes de retour ‘at home’. Si jamais ils vous disaient avoir passé des vacances d’enfer, ne prenez pas d’emblée l’appréciation à son second degré…

En conclusion de notre séjour à Fernando, la longue et festive cérémonie de remise des prix se déroule en plein air sur le site du port ce mercredi 29 septembre à 18h. Outre sa place de 2ème, Alioth se voit gratifié du prix du bateau venu du plus loin… Voici un effort justement récompensé…

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Nous quittons l’île jeudi dans la matinée pour deux journées de navigation de rêve, au portant et sous gennaker. Anne-Sophie a retrouvé toute sa vitalité à la barre et à la cuisine, en service de quart ou en mode lecture. Le retour, après mille milles parcourus, s'est effectué ce samedi 2 octobre en fin de nuit au port de Recife d’où Arielle, Anne-Sophie et Pierre-André prendront un vol pour Salvador dans la soirée tandis que le team reprendra la route le jour même par la mer pour rejoindre Bahia dans la journée de lundi.

Pendant ce temps, le Brésil vit des moments intenses de campagne électorale et le dimanche 3 octobre décidera, notamment, du sort des candidats au premier tour des présidentielles…

PS : pour voir les photos (pas obligatoirement dans l'ordre des prises de vue...) voir l'album : AS 1 - Refeno

 

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 20:26

Quelques nouvelles rapides à l’occasion de notre escale à Recife pour relater notre tentative de participation à la XXIIe Refeno, régate de Recife à Fernando de Noronha.

Arrivée de l’équipage – Anne-Sophie et Pierre-André, Arielle et Dominique, Christiane et Luc- le  dimanche 19 septembre en fin d’après-midi à Salvador de Bahia, conclue par un vertigineux approvisionnement au Duty Free de 72  bouteilles  de whisky destiné au mariage de la nièce de Marcello, notre indescriptible interlocuteur bahianais. Une chaleureuse poignée de main attribuée en sortie de caisse en dit long sur l’estime que le gérant du lieu a su porter à notre intéressant sextuor.

Heureuses retrouvailles avec Alioth qui ne prêtent pas à de longues effusions car les courses au supermarché s’invitent à  meubler la soirée. Marché de Sao Joaquim le lundi matin, remise en route du bateau et travaux d’entretien, formalités administratives, déjeuner « au kilo » et petite visite rapide au Pelhourino, et nous nous déclarons prêts pour un départ le mardi matin à l’aube.

Mardi matin, au lever du jour, sous un beau soleil, la pantille bâbord prise dans le propulseur d’étrave interdit  notre départ du ponton et seule une courageuse plongée de Luc dans les eaux douteuses de la marina parvient à nous libérer ;  rapide passage à la station de carburant et notre  remontée vers Recife peut débuter. Après une sortie de la baie vers le sud, nous remontons au cap 60° environ avec un vent d’est -  sud-est qui nous amène au bon plein sous un vent  de 15 à 20 nœuds et une mer un peu agitée.

Dans ces conditions, le mal de mer sévit rapidement à bord atteignant une bonne moitié de l’équipage.  Anne-Sophie le joue avec humour et élégance dans  sa  mini-jupe blanche :  nous dirions volontiers « chapeau ! » si celui-ci ne s’était pas dramatiquement envolé à l’eau… Pierre-André l’assume de front avec détermination. Quant à Arielle nous n’oserons pas plaisanter à son sujet tant sa longue et silencieuse immobilisation traduit l’intensité du mal qui l’a frappée. On n’oubliera pas, selon la réduction percutante qu’en fait Björn Larsson dans son excellent 'Cercle Celtique' que : le problème avec le mal de mer, c’est tout d’abord d’avoir peur d’en mourir, pour ensuite craindre... de ne pas en mourir.

Tel un enfant boudeur qui refuse de saluer ses parents à leur retour de vacances, Alioth  nous impose une série de caprices : nouvelle fuite des ballastes générant de sympathiques récupérations d’eau dans les fonds, panne de pilote exigeant un relais permanent à la barre, puis à l’arrivée à Recife mise en échec du  générateur interdisant toute remontée de la quille… Tous problèmes insolubles dans le peu de temps dont nous disposons. Quant au temps il se la joue un peu « pot au noir » et notre première nuit en mer alterne de  manière cyclique vent sous grains, refusantes, et calmes plats.

La seconde nuit s’avère plus sereine et c’est sous un brillant soleil et sur une mer magnifique, salués par un festival d’oiseaux, de baleines et de dauphins que nous faisons notre entrée à Recife, jeudi en début d’après-midi, heureux d’apporter une fin au calvaire maritime d’Arielle.

Notre arrivée se fait un peu tardivement par rapport au règlement de la course et, piégés par nos problèmes de relèvement de quille, la Marine Nationale en charge des inspections de sécurité refuse dans un premier temps de s’occuper de notre voilier. A cette heure, vendredi 16h, le problème reste en cours mais en voie de résolution malgré tout : nous espérons ne pas avoir fait toute cette route pour nous voir refuser l’accès à la course…

Beaucoup de réflexion entre nous pour savoir quelle organisation mettre en œuvre pour éviter d’infliger à Arielle l’aller-retour par mer sur Fernando de Noronha. Mais les vols en avion sur l’île étant sur-bookés, Arielle se résout courageusement à poursuivre avec nous. Au retour, Anne-Sophie et Pierre- André, afin de reprendre leur avion pour Paris le lundi, et Arielle pour ne pas faire trop de route par voie de mer reprendront un avion Recife-Salvador alors que Dominique, Luc et Christiane redescendront le bateau sur Salvador. Quant à Marcello, notre équipier brésilien, il s’est désisté au dernier moment et notre équipage restera donc 100% français.

Nos rencontres avec brésiliens et argentins sont très chaleureuses, utiles et sympathiques. Nous devons notamment beaucoup à un certain Philippe, excellent francophone, qui nous a apporté son aide de traducteur à différents moments délicats. Car si la régate se veut internationale, l’anglais est quasiment inexistant et mieux vaut pour la pratiquer, posséder le brésilien.

En bref, depuis notre arrivée, tout est un peu compliqué et nous nous inquiétons du mode de « vacances » que nous imposons à Anne-Sophie et Pierre-André. La suite nous dira s’ils sauront nous pardonner… et si nous atteindrons un jour l’archipel mythique de Fernando de Noronha…

 

N.B. Le suivi de la course doit pouvoir se faire sur le site de la course Refeno cité dans le précédent article. Alioth porte le n°72 dans la catégorie « Jaune ».

Pour les photos, il faudra attendre notre retour sur Bahia car nous n’aurons pas le temps de la mise en ligne d’ici là.

 

 

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 18:48

 

La date du grand retour outre-atlantique approche et rien n’est à laisser au hasard au cours de ces quelques  jours : dernière visite au chantier, derniers passages chez le ship-chandler,  derniers au-revoir, derniers soins dentaires et médicaux, approvisionnements en tout genre -des guides nautiques à la littérature sud-américaine, des appâts et hameçons prometteurs aux pièces de rechange-, multiples détails enfin que requiert un départ serein.

La température affiche à Bahia ses 25°C ce qui promet  un passage en douceur dans ce nouvel été qui s’annonce. Nous partirons crânement, à six, ce dimanche 19 septembre puisqu’Arielle se joint à nous  pour deux mois de navigation et qu’Anne-Sophie et Pierre-André ont réussi à se départir de leurs obligations professionnelles pour nous accompagner durant 15 jours.  Savoureux équipage en perspective !

L’arrivée à Salvador de Bahia se fera dimanche en fin d’après-midi.  S’ensuivra une très intense journée  de lundi  au programme forcené : réparations -dont réinstallation câblée de la fugitive girouette-, remise en route post hivernage du bateau, formalités administratives et douanières, virées au marché et au super-marché. Le but est de quitter Bahia lundi soir,  accompagnés de Marcello notre précieux contact et équipier bahianais pour faire route vers Recife, capitale du bel  état de Pernambouc,  d’où nous prendrons, le samedi suivant, le départ de la très internationale course Recife-Fernando de Noronha. Nous portons d’ores et déjà le matricule 127 des 150 bateaux inscrits et nous nous fixons l’ambitieux objectif d'arriver premier français…  Si vous souhaitez suivre la course ou simplement rêver un peu, nous vous invitons à vous connecter au site de la régate : http://www.refeno.com.br.

Nous tenterons de vous envoyer quelques nouvelles à notre arrivée à Recife avant notre départ pour le merveilleux archipel de Fernando de Noronha où nous nous prélasserons quelques jours après la dure mise à l’épreuve de cette Sydney-Hobart brésilienne.

En pleine période de vote du projet de loi sur les retraites, nous rappelons que nous organisons à bord d’Alioth,  au profit de celles et ceux qui se préoccupent de cet important sujet, des stages d’immersion et de préparation. Malgré leur jeune âge, Anne-Sophie et Pierre-André ont franchi  le pas et c’est avec une très grande ouverture d’esprit  qu’ils ont décidé de rejoindre le bord auprès d’experts reconnus, à même de leur prodiguer une formation de qualité.

NB. Celles et ceux qui souhaitent s’abonner aux articles du team Alioth peuvent le faire à la rubrique « newsletter » qui se situe dans un des encadrés de la colonne de droite de la page d’accueil du site. Il suffit d’indiquer son adresse mail et de confirmer, puis de procéder à une validation sur le mail de réception qui s’en suit. Le tour est joué : un mail avertit alors de chaque nouvelle publication d’article.

 

Le Pernambouc, terre d'origine du fameux Pau Brasil, Bois du Brésil, est un bois au cœur rouge dont les qualités conjuguées de résistance, de  densité et d’élasticité en font un bois très prisé pour la fabrication des archets de violon. Dès sa découverte en 1500, il devint un produit très apprécié des teinturiers. Quant à l'Etat de Pernambouc, il doit son nom à un terme brésilien signifiant "espace entre les récifs", la côte du Pernambouc étant particulièrement marquée par ces derniers, d'où le nom de sa capitale.

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 21:13

 Dans quelque trois semaines -le 19 septembre très exactement- le Team Alioth s’envolera pour Salvador de Bahia en vue de la nouvelle saison nautique 2010-2011. L’été, tristement marqué par le grand départ d’Edouard, notre très affectionné pater familias, fut intense en chaleureux moments familiaux et amicaux vécus sur nos nouvelles bases barfleuraises mais il est grand temps pour nous de préciser les  lignes essentielles de la saison à venir et c’est la mission que nous assignons à cet article de rentrée qui, au-delà de la simple information, vaut aussi invitation au voyage. 

La période de navigation, de fin septembre 2010 à fin mars 2011, conduira Alioth de Salvador à Buenos Aires, en exploration des côtes brésiliennes, uruguayennes et argentines. Elle est découpée en huit phases dont certaines sont pré-réservées et d’autres d’ores et déjà ouvertes aux amateurs de pérégrinations sud américaines.

Phase

Calendrier

Programme

1

19/09/10 au 04/10/10

Navigation Salvador- Recife et régate Recife- Fernando de Noronha

2

04/10/10 au 18/10/10

Carénage (4j) suivi d’une période de navigation dans la baie de Salvador de Bahia

3

19/10/10 au 19/11/10

Salvador de Bahia – Rio de Janeiro

4

20/11/10 au 20/12/10

Exploration terrestre (Pantanal) et petites navigations au sud de Rio

5

20/12/10 au 05/01/11

Navigation au Sud de Rio

6

6/01/11 au 12/02/11

Descente vers Buenos Aires

7

12/02/11 au 28/02/11

Pérégrinations autour de Buenos Aires

8

28/02/11 au 31/03/11

Navigation et exploration Argentine et

Uruguay

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous ferons tout notre possible, tout au long de la saison et dans la limite des possibilités de connexion, pour poursuivre la publication de notre petit  bulletin maritime en ligne.

Comme nombre d’entre vous le savent déjà, il est par ailleurs possible de suivre la trace d’Alioth sur STW :

-          Se connecter sur le site de ‘Sail The World’ ou ‘STW’

-          Cliquer sur : ‘suivre les bateaux équipés’/’Asset Map’

-          Ouvrir le menu déroulant  ‘Select one’ et sélectionner Alioth

-          Zoomer  en cadrant un rectangle sur Alioth grâce au clic gauche de la souris.

A très bientôt sur team-alioth.fr en souhaitant une très bonne rentrée à toutes celles et tous ceux qui reprennent courageusement le collier !

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