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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 09:29

Io-ra-na ! (bonjour)

Confrontés malgré nous à la réalité sociologique des voyages de noce de luxe et des forfaits lune de miel d’une Bora-Bora un peu bling-bling à notre goût, nous abrégeons notre séjour dans la célébrissime pour nous diriger à l’ouest vers Maupiti, une île sauvage, qui, à l’extrême opposé de sa voisine, vit de discrétion et d’authenticité. Les abords de l’île sont austères. La passe du lagon, orientée plein sud est exposée aux rudes effets de vent contre courant et les trains de déferlantes s’acharnent à dissuader le visiteur. Une fois entré, l’étroit chenal d’accès au tout petit village-capitale de Vaiea, exige la plus grande vigilance mais nous retrouvons là la chaleur de l’accueil polynésien, si tristement en recul dans les îles livrées au tourisme.

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                                                     Bora Bora et ses hôtels de luxe

 

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                                                            A Maupiti

Mais la fin du séjour approche et malgré le charme du lieu, notre désir de voir les raies manta et -pour certains- de participer à une partie de pêche au harpon, nous reprenons notre route pour l’île de Tahaa via Bora-Bora, où nous faisons halte le temps d’une douche, d’une connexion internet et d’un délicieux dîner, au restaurant le Yacht Club, un havre très apprécié des plaisanciers de passage.

Le lendemain, à Tahaa se profile une rencontre espérée depuis plusieurs mois mais restée longtemps tributaire des aléas de notre navigation. C’est donc avec le plus grand plaisir que nous retrouvons Annick et Michel,  le 31 mai, au ponton de l’hôtel Ibiscus, lieu de leur résidence pour 48h, au sud-est de l’île. Après Sabine et Bernard croisés à Sucre (Bolivie) en mars dernier, Sue et Alan interceptés à Moorea (Iles de la Société) en mai, voici donc notre troisième grande rencontre amicale de la saison, chacune, fruit du hasard heureux des routes qui se croisent à l’autre bout du monde. Un inoubliable dîner de poisson auquel nous sommes aimablement conviés chez Léo, le propriétaire haut en couleurs du lieu, un tour de l’île en 4x4 et une visite d’une exploitation de vanille bio se concluent par quelques milles parcourus à la voile en compagnie d’Annick et de Michel afin de mettre Alioth à l’abri d’un fort vent de secteur est : en voici deux, et pas des plus probables, qui pourront très honnêtement prétendre avoir participé à un tour du monde à la voile !

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                                                 Dans l'exploitation de vanille

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                                                                Circumnavigateurs

Nous achevons notre périple par une visite respectueuse à l’île sacrée de Raiatea. Nous nous dirigeons vers la baie historique d’Opoa où se retrouvaient les pirogues des hauts personnages polynésiens conviés aux grandes cérémonies qui se déroulaient périodiquement au marae* international de Taputapuatea situé à quelques centaines de mètres de là. Choc des cultures, c’est au son des himénés que laissent échapper les portes grandes ouvertes du temple protestant que nous jetons l’ancre en fin de matinée le dimanche 2 juin dans cette toute petite baie qui, à l’époque de notre Moyen Age, accueillait des pirogues venues de milliers de milles (Nouvelles Zélande, Ile de Pâques, Hawaii…) en suivant magnifiquement les « chemins d’étoiles ».

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                                                      Le site de Taputapuatea

Puis il nous faut rejoindre, de l’autre côté de l’île, le Chantier Nautique des Iles sous le Vent pour une sortie de l’eau fixée au mercredi 5 juin. La technique de remorquage par tracteur est une première pour nous et nous devons nos photos de la mise à terre à Catherine et Bernard qui ont sorti leur Cypraea deux jours avant nous. Le long positionnement du bateau sur ber se fait par deux plongeurs qui travaillent en apnée mais nous vivons ce moment dans la plus grande sérénité car l’équipe est de toute évidence très compétente. Nous nous attelons à quatre aux travaux de fin de saison et, comme à l’habitude, Elisabeth, notre fidèle équipière, est loin d’être de reste. La réparation de la commande de guindeau et le changement d’un réa de la quille** relevable s’imposent. Quant au pilote automatique, il semble qu’il soit victime d’une panne de calculateur, pièce qu’il nous faudra ramener de France en septembre prochain.

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Nous laissons Alioth aux bons soins de Cathy qui en assurera le gardiennage, et nous sommes bien impatients de retourner « at home » pour retrouver tous ceux que nous attendons tant.

Nana ! (au-revoir)

PS : petit mot pour dire que nous avons vécu quelques journées de temps médiocre en vue de nous réadapter au climat françias qu'on nous annonce fort perturbé

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*lieu de culte

**un des trois réas de la quille relevable s’est cassé en fin de traversée nous obligeant à naviguer quille basse. Nous avons décidé de remplacer les trois réas en matériau composite par des réas en acier pour éviter que ce problème se reproduise.

 

PS : les photos sont sur S4-9 Iles de la Société

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commentaires

U
Retour sur Uhambo le 31 août!! A bientôt.
A & A
Répondre
A
Iaorana
Alioth et Uhambo sont voisins pour quelques mois, puisque nous l'avons mis à terre à RCS. Retour fin août.
Alain
Répondre
A


Oui nou avons vu Uhambo ! Désolée cela fait bien longtemps que je n'avais pas fait un tour sur le blog. Nous arrivons le 6 septembre à Raiatea et espérons bien vous retrouver !


Amitiés


Le team Alioth