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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 22:17

Nous sommes  aujourd’hui le 7 mars et sur Alioth filons vers le sud et au portant,  le long des  côtes brésiliennes. 350 milles restent à parcourir sur les 1000 qui séparent Ilha Grande, quittée  le 3 mars, de Piriapolis, notre destination uruguayenne située à mi-chemin entre Punta del Este et Montevideo que nous allons atteindre effectivement le 9 mars. Il est donc temps,  à quelques heures du franchissement de la frontière brésilo-uruguayenne, de consacrer un dernier mémo à notre très attachante vie de Cariocas. 

Cet article nous ne pouvons le rédiger sans citer les amitiés très appréciables qui se sont créées à l’occasion de nos différents séjours à Rio :

Vera, Alain, Fernanda et Pierre qui nous ont réservé un extraordinaire accueil dans le club de Buzios, accordé le privilège rare de séjourner dans le prestigieux Iate Clube de Rio de Janeiro et ouvert si agréablement les portes de leur belle maison de Sao Conrado,

Sarah et François-Xavier qui, sur ‘Sea Dragon’ nous avaient superbement précédés sur la ligne d’arrivée de la Refeno et qui ont eu la gentillesse de nous associer à divers bons moments  et de nous introduire auprès de leurs amis, au titre desquels :

Liza et Serge qui, après nous avoir reçus magnifiquement à Buzios, nous ont fait vivre des moments inoubliables à Rio dont une splendide nuit de réveillon à Copacabana,

Vanessa, fille de Liza, qui achevant  sa formation de skipper professionnel, a bien voulu se joindre à nous à l’occasion d’une sortie en mer,

Alain, représentant de l’association ‘Sail The World’ au Brésil, qui a développé une énergie considérable dans la résolution de nos problèmes de moteurs, et son fils Eric, jeune sculpteur, maintenant reparti dans le grand froid de la Suède,

Eric, Journaliste, qui a bien voulu confier deux de ses articles à notre modeste blog avant de se fracasser le crâne sur son aileron de planche dans les rouleaux de la plage de Lopes-Mendes -en réalité une bonne série de points de suture a heureusement suffi à soigner la blessure,

Christian, Journaliste-Documentariste, grâce auquel nous avons pu passer une journée passionnante à la découverte de la favella Rocinha,

Christine qui nous a fait vivre une soirée inattendue autour d’une fameuse galette des Rois dans la tradition brésilienne des soirées ‘amigos ocultos’,

mais aussi Bertille et Thomas, Gorden et Damien qui ont accompagné nos sorties nautiques.

‘Notre Rio’ à nous débute tout d’abord par une prise de mouillage dans la baie de Botafogo où Alioth a somptueusement séjourné entre Pain de Sucre et Corcovado pendant quelque trois à quatre semaines fractionnées au rythme des quinzaines de navigation. Le Iate Clube Rio de Janeiro est une vraie ville à lui seul : dans un cadre magnifique, nous y rencontrons un excellent accueil, une assistance technique de très bonne qualité et des conditions de vie particulièrement confortables. Le bateau-taxi Cocoroca assure notre liaison avec le club et le canal 67 de la VHF accueille à rythme mesuré notre  « Cocoroca, Cocoroca, Alioth aqui », Sésame qui nous permet de rejoindre la terre -à la seule exception d’un fameux 30 décembre où Cocoroca,  resté sourd à nos appels, a privé Guillaume, Marie-Ange et Thibaut d’une très espérée soirée dans le quartier de Lapa.

Si les exigences techniques d’ Alioth ont sérieusement entamé nos  temps de visite et de découverte, nous avons passé à Rio, le plus souvent en compagnie de nos chers co-équipiers de passage, des moments passionnants et intenses.

Dès l’arrivée à Rio, le parcours des formalités permet une exploration inusitée de la ville : aller de la police fédérale (terminal des paquebots), à la douane (quartier des docks en cours d’une magnifique rénovation) pour revenir vers la Capitainerie, lieu d’un joli musée maritime, donne un bel aperçu des quartiers portuaires et une vue spectaculaire sur la baie de Guanabara.

Plus classiquement, nous avons aimé parcourir le quartier fourmillant de Saara aux rues agrémentées de nombreuses façades coloniales pour peu qu’on puisse lever le regard au-dessus des boutiques de bazar dont les plus folkloriques sont dédiées au carnaval. Le quartier voisin de Lapa est aussi séduisant : c’est le secteur traditionnellement bohême et à la mode où la musique et la samba ont leur place plus qu’ailleurs encore et où des lieux magiquement excentriques tels que le Rio Scenarium font fureur. Urca, quartier voisin du mouillage, est plein de charme avec son petit port et son pont de pierre, ses tranquilles maisons bourgeoises et son très couru ‘bar d’Urca’ où chacun déguste sa bière, sa caipirinha et ses empadas le long du parapet qui donne sur la baie.

Etonnant aussi le vieux quartier de Santa Teresa situé à flanc de coteau auquel on accède par le ‘bondinho’, le petit tramway qui franchit les célèbres Arches de Lapa. Cette partie de la ville est un haut lieu traditionnel de la vie des artistes et des intellectuels. Nous y avons particulièrement apprécié le Parc des Ruines, villa –effectivement en ruines- de la très riche Laurinda Santos Lobo qui réunissait  artistes et intellectuels au cours de la première moitié du XXème siècle et qui nous offre une belle exposition consacrée au travail de l’artiste contemporaine Yolande Freyre, courageusement engagée à l’époque de la dictature ; voisin du Parc des Ruines,  le Musée ‘Chacara do Ceu’, ‘la ferme du ciel’, est l’ancienne demeure du mécène Raymundo Ottoni. Au sein d’une  magnifique collection, elle nous permet de découvrir deux artistes majeurs, le peintre Brésilien Candido Portinari et le dessinateur d’origine française Jean-Baptiste Debret que nous retrouverons avec bonheur à bien d’autres occasions.

Le centre ville est doté de monuments très diversifiés : la belle place du 15 novembre et son charmant palais impérial investi par l’intéressante exposition ‘Bem do Brasil’, le théâtre municipal, réplique de son confrère parisien, le palais Garnier, la bibliothèque nationale et le musée des Beaux Arts, tous deux de facture néo-classique. Le programme de décembre ‘Musique dans les musées’ nous  conduit vers l’excellente exposition d’art arabe contemporain de la Fondation « Banco do Brasil ».  Plus sage, l’historique ‘royal cabinet portugais de lecture’ affiche une impressionnante collection de titres français parmi ses 350 000 ouvrages ; la monumentale et conique cathédrale ‘Metropolitana’, apte à accueillir 20000 fidèles, n’est pas sans rappeler -toute proportion gardée- l’Eglise Saint Joseph du Havre avec ses quatre vertigineux vitraux de 60 m de haut déclinés en arc en ciel. Et lorsque les jambes sont fatiguées, un petit arrêt au café Colombo, véritable institution de Rio, permet de reprendre délicieusement la forme.

Le musée d’Art Moderne (MAM) après un incendie destructeur des années 70  se consacre à des expositions temporaires qui nous  permettent  de découvrir le très créatif artiste Argentin, Noé.  La visite du Musée d’Art Contemporain (MAC) requiert une agréable traversée de la baie sur un ferry qui longe la singulière ‘Ilha Fiscal’ avant de rejoindre la ville de Niteroi, située au nord de la Baie de Guanaraba, face à Rio. En bordure de baie, l’architecte Niemeyer a conçu pour le MAC une magnifique soucoupe qui à elle seule vaut le déplacement, mais dont la collection, comme annoncé dans les guides, est assez décevante. Le Musée historique national, en revanche, mériterait plusieurs visites mais un parcours unique a le mérite d’enrichir quelque peu nos basiques.

Les promenades dans les grands espaces soulignent les particularités géographiques d’une ville extraordinairement insérée dans de splendides décors naturels de plages, forêts, lacs et montagnes. Les montées en altitude au Pain de Sucre ou au Corcovado relèvent de  l’incontournable, les promenades le long de la plage de Copacabana sont un must, les hauteurs de Santa Teresa ou les profondeurs de la Forêt de Tijuca (merci Liza !) sont de toute beauté et le jardin botanique est un lieu d’exploration sans fin. Les sorties en mer en compagnie de nos amis Cariocas furent de bons moments de plaisir également : la sortie aux  îles Cagarras fut un peu tonique mais  plonger au mouillage face à la grande plage d’Ipanema est un moment assez savoureux et voir Rio de la mer est un spectacle dont nous n’avons pas eu le temps de nous lasser.

Et  puis nous avons vécu de merveilleuses soirées grâce à nos amis Cariocas et à nos chers co-équipiers. Repas aux excellents ‘Restaurant d’Urca’, ‘Marius’,  ‘Garota da Urca’, ‘Yoruba’, ‘Manoel et Joaquim’ ou au ‘ICRJ’, mise en lumière du gigantesque sapin de Noël de la Lagoa Rodrigo de Freitas, soirées dans Lapa, délicieuse galette des Rois chez Christine et, bien sûr, très mémorable réveillon entre Lémé et Copacabana grâce à Liza et Serge et à leurs amis qui nous invitent très généreusement à débuter avec eux l’année 2011, non sans nous être entièrement habillés de  blanc pour satisfaire à la coutume et avoir rendu hommage à Iemanja, déesse de la mer, en lui faisant l’offrande de quelques fleurs blanches. Magnificence du feu d’artifice, extraordinaire déploiement d’orchestres, liesse générale, délicieux réveillon : une ambiance indescriptible et  bon enfant qui traduit la joie de vivre brésilienne et un optimisme a priori à toute épreuve à l’aube de cette nouvelle année. Le jour même, au cours d’une longue journée officielle à Brasilia, Dilma Roussef prend ses fonctions de Présidente du Brésil.

Mais si nous avons tant aimé cette face très privilégiée et séduisante de la ville de Rio, c’est toujours sur fond d’une réalité évidente, celle de la pauvreté qui enserre les quartiers riches dans ses gigantesques  favelas.² A ce sujet, Christian, Journaliste, a bien voulu nous accompagner et c’est, sous sa précieuse conduite et avec ses commentaires, que nous avons pu parcourir Rocinha avec notre amie Catherine.

La ‘favela’ est, paraît-il, le nom d’une petite fleur qui s’épanouit sur le flanc des montagnes brésiliennes et c’est lui qui a été retenu pour désigner les ensembles de logements qui fleurissent aussi illégalement qu’anarchiquement sur les coteaux de Rio où est née la première favela dans un contexte historique bien particulier.  C’est en effet à l’issue de la guerre des Canudos que les soldats démobilisés et leurs femmes cantinières de troupes, faute du règlement de leurs soldes militaires, vinrent à Rio camper aux portes du Ministère de la Défense. Le paiement tardant à venir, les campements en toile se transformèrent peu à peu en cabanes et bâtiments en dur. Après deux années de pression, soldats et cantinières obtinrent satisfaction et quittèrent les lieux offrant  par là-même aux esclaves récemment libérés une opportunité de refuge : le principe de la favela était né et la pauvreté restant une des marques de la société brésilienne, ce mode de logement n’eut de cesse de se développer.

Après un aperçu sur la favela voisine du très chic quartier d’Ipanema, et sur le tout récent ascenseur qui relie physiquement les deux quartiers, Christian nous dirige par minibus vers Rocinha, la plus grande favela de l’Amérique du Sud : 250 à 350 000 habitants selon les estimations…  Il serait trop long de décrire tous les moments de cette journée mais nous retiendrons les quelques prises de contact par lesquelles Christian, lors de notre arrivée, informa de notre venue ; puis la qualité des toutes récentes installations sportives et l’élégance du pont piéton -signé Niemeyer- qui marquent l’entrée de la favela : ils  sont, ainsi que les installations de TV Roc et des services vétérinaires et de santé qui sont au sein de la favela, le résultat de la politique de pacification et des développements contractuels programmés à ce titre entre Etat et favela. L’immersion dans la favela nous  confronte à l’extrême densité de sa population, au grouillement de la vie qui s’opère en tout sens  et à l’imbrication des logements et boutiques autour de rues pentues, étroites et mal dessinées qui rendent la circulation automobile extrêmement difficile.

Dans ce contexte, la moto taxi, parait-il interdite mais ostensiblement pratiquée, est le seul moyen de parcourir Rocinha et de monter jusqu’en haut de la colline. De là, la vue est époustouflante et, à l’heure du déjeuner, nous découvrons de la lanchonete ‘Mirador’ une perspective inédite s’étendant du Pain de Sucre à Sao Conrado, le très sélect quartier qui jouxte la favela.

La violence est sensible, ne serait-ce que dans la tension liée au trafic de drogue pratiqué quasi ouvertement dans certaines rues bien spécifiques. Les nombreux enfants abandonnés sont largement issus de ces quartiers et ‘pour être tranquilles’, les filles ont un enfant dès l’âge de 15 ans, le statut de mère ayant ’le mérite’ de les rendre intouchables. Trois commandos ‘tiennent’ ici la favela en dictant leur loi et en s’affrontant sur le même terrain ; ce sont ces commandos que le Gouvernement cherche à éliminer par les opérations de pacification réalisées en premier lieu par l’envoi de troupes d’élite puis en implantant sur place des cellules de police spécialisées et en développant, entre autres,  des programmes de santé et de scolarisation. En bref une journée forte dont nous remercions tout particulièrement Christian qui nous a consacré beaucoup de temps dans une période chargée.

Faute d’avoir pu participer au carnaval qui actuellement bat son plein, une soirée de répétition à l’école de samba des Salgueiros nous aura donné une bonne note d’ambiance. Carnaval et favelas restent deux réalités très liées car, si à ses débuts, le carnaval relevait du plaisir exclusif de la bonne société carioca, il fut rapidement plagié par les populations essentiellement noires des favelas. La qualité de leur musique, la beauté de leurs danses et de leurs danseuses ont rapidement balayé le carnaval traditionnel et c’est pourquoi les écoles de samba qui rivalisent de créativité chaque année sur le ‘Sambodromo’ sont en fait les représentantes des différents  quartiers de favela dont elles sont chacune issue.

Ainsi s’achève notre histoire brésilienne 2010-2011.

Si l’avenir nous permet de mener à ce point notre parcours… nous rêvons déjà de participer dans quelques années à la course Le Cap-Rio qui arrive à destination…  à quelques jours du carnaval…

Ate logo, Rio de Janeiro !

NB : pour celles et ceux qui auront eu le courage de lire cet article jusqu’au bout nous joignons,  en remerciant Sarah, un lien avec la très sportive video éditée par la ville de Rio à l'occasion de sa candidature aux Jeux Olumpiques.     Les photos correspondant à cet article sont par ailleurs sur l'album de photos AS9- 'Notre' Rio de Janeiro.

link http://www.youtube.com/watch?v=Z00jjc-WtZI

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Published by Alioth - dans América del Sur
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Bernard Desolneux 27/03/2011 21:00


Chers Amis,

Je m'en fus donc aller chercher Elisabeth et Bethou qui s'en retournaient des terres australes. J'ai cru deviner le plaisir qui fut le leur lors de cette navigation. Il ya du Magellan chez l'une et
l'autre.

Elisabeth avait fait la preuve déjà d’une détermination sans faille, d'une audace peu commune, d’un esprit pionnier. Béthou se rappela ses jeunes années quand à bord d’un navire inachevé elle finit
à Malte une improbable croisière… Le confort d’Alioth, la parfaite urbanité de son équipage, la délicatesse des vins, tout cela fait me fait honte et je dois sans retard améliorer mon comportement
et garantir à Béthou le luxe, l’aisance et la chère qui auront été les siens durant ces jours de rêve.

Puis-je vous remercier d’avoir accueilli Béthou à bord d’Alioth et d’avoir ainsi fait qu’elle goûtât en votre élective compagnie les grands espaces et l’infini de la mer, les horizons reculés et
l’Inconnu (celui-là dont Baudelaire nous a tant parlé, quand, collégiens, nous rêvions à d’autres lointains sur les bancs de l’étude), toutes choses que j’ai tant de mal, seul, à lui offrir au
quotidien !

Merci à vous de cette escapade océane qui le vit revenir enchantée !

Fidèles et vives amitiés,

Bernard


Alioth 28/03/2011 01:35



Cher Bernard,


Le team Alioth te remercie de tes propos chaleureux qui lui vont droit au coeur et dont Dominique découvrira la teneur dès son arrivée d'avion demain matin. Sans validation de sa part, mais le
quorum étant atteint, je me permets une réponse en trois points :


1 - C'est à nous de te remercier de t'être généreusement privé d'une présence irremplaçable et -faut-il l'avouer ?- après avoir si agréablement profité d'une compagnie aussi agréable, nous
comprenons plus que jamais que Bethou te soit si précieuse.


2 - Question standing, tu sembles bien modeste :n'es-tu pas entrain de redéployer en palace ta villégiature de la Pernelle d'où l'oeil porte jusqu'à des horizons illimités? Les meilleurs vins bus
à bord n'étaient-ils pas ces si bons Château Pavie par toi généreusement offerts? Et quand bien même,Bernard, ta seule existence ne rend-elle pas vaine l'évocation de tous ces biens matériels...


3- Enfin nous te conseillons de prendre ta retraite dans des délais raisonnables car Alioth vous attend dorénavant tous deux pour  de nouvelles aventures.


A bientôt, dans un premier temps, le plaisir de vous retrouver dans nos terres cotentines. Alioth et son équipage vous adressent à tous deux ses très sincères amitiés.



Bernard 17/03/2011 10:33


Chers membres du team,

Si j'ai compris, vous n'avez pas aperçu la brillante Alioth inaccessible depuis vos latitudes mais, pour reprendre ces vers impérissables,

"vous regardez monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles..."

Je suis heureux que parmi d'autres astres au firmament vous trouvâtes sur votre route la marque de quelque «Lolita» amérindienne sur votre route. Cela ne peut que révéler en moi, par le jeu subtil,
imprévu et profond de ces réminiscences amères que crée l'absence, même consentie, des êtres proches, une émotion douce et durable. Vous l’aviez compris, «Lolita» traduit, sans qu’il soit utile
d’en dire long, la nature si juvénile de mon comportement sentimental et l’inclination vers cette éternelle jeune fille qu’a su rester Béthou, toute de rires ingénus, de primesautière candeur et
d’insouciante gaieté.

Je remarque (l’occasion m’en est donnée ici) que « Alioth » est une des formes admises de « Lolita », si l’on suit une règle partagée de la plus commune sémiologie et que l’on accepte la très
fréquente dérive du « L » en « T » pour des raisons évidentes d’euphonie. On trouve, la trace rare, mais attestée, de la graphie « Aliotl » en usage chez les Guaranis, dont vous avez relevé les
territoires (la carte sur votre blog en fait foi) dont la recomposition fournit le plus canonique « Lolita ».


Bravo pour ce beau voyage et ramenez-nous de ces horizons un peu d'exotique bonheur que nous partagerons à votre retour.

Affections à tous,

Bernard


Alioth 18/03/2011 13:20



Merci cher Bernard de cette envolée littéraire qui porte notre modeste blog à des niveaux inégalés. Bien éloignés des Conquérants de Hérédia nous sommes néanmoins transportés par ce rappel
poétique et nous réjouissons des proximités sémiologiques qui lient nos deux flambants vaisseaux.


Tout l'équipage d'Alioth s'envoie tes plus vives amitiés et le team te promet de libérer Bethou dans les délais prévus.


Le team Alioth


PS : j'en profite, s'il nous lit, pour remercier notre ami Pierre qui nous permet de voguer dans la sublime compagnie de J.M. de Heredia



Armel & Noelle 11/03/2011 09:01


E la nave va.... Vrai, à vous lire, vous ne naviguez pas idiots!
Maintenant les degrés centigrades vont décroitre à mesure que les degrés Sud augmentent...et les lavabos se vider à l'envers!

Bonne route!
Armel


Alioth 13/03/2011 14:42



Salut Noelle et Armel,


Voici un petit bonjour d'Uruguay, peut etre l'un des rares pays qui ait pu echapper a la vigilante prospection internationale d'Armel. Retenus par un coup de vent nous partons en balade a Punta
del Este en bus pour la jounee et esperons remonter le Rio de la Plata demain pour arriver a notre objectif final de cette saison, Buenos Aires.


A`bientot en Normandie


Le Team Alioth